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  • Pau Arc-en-Ciel 2020

Déclaration de Jean-François Blanco, suite à la signature du Contrat de Transition Ecologique à Pau

"Les représentants de Pau et de son agglomération ont signé ce 14 janvier 2020, le Contrat de Transition Ecologique proposé par le gouvernement.

Ce contrat présente des intentions louables. A défaut d’avoir exprimé leur propre ambition et proposé leur propre vision pour la transformation écologique du territoire, les élus de Pau et de son agglomération ont, in extremis, rejoint ce programme. C’est regrettable car les élus devraient être, au contraire, le premier moteur de la transformation écologique.


Cela dit, en matière d’écologie, nous savons maintenant que ce n'est pas l'intention qui compte. En l’occurrence le Contrat de Transition Ecologique ne nous parait pas à la hauteur des enjeux de la crise écologique.


Sur les circuits courts et l’alimentation :


L’objectif de relocalisation d’à peine 20% fixé par l’Etat, est absolument insuffisant, d’autant que notre territoire a largement les ressources – terres agricoles, maraîchers, agriculteurs – pour viser l’autonomie alimentaire.

Ce manque de considération des spécificités locales et d’ancrage dans la réalité de notre territoire est une lacune.

La faiblesse des moyens alloués à ce projet – à peine 300.000 euros de subventions – démontre l’absence d’une volonté sincère d’aboutir.


Notre projet Pau Capitale du Climat propose de parvenir à l’autonomie alimentaire réelle. Nous proposons pour cela une vision globale. C’est à dire avec la création d’une régie maraîchère BIO, l’aide au développement d’une filière locale dont les acteurs existants seront les premiers animateurs, la formation aux métiers du maraîchage et l’arrêt immédiat des projets de bétonisation, l’artificialisation des sols et l’extension des grandes surfaces.

Sur les énergies renouvelables :


La capacité productive d’énergies renouvelables de Pau et de l’agglomération n’est, à ce jour, pas suffisante. Le CTE prévoit son doublement. Certes, cet objectif va dans le bon sens, mais il ne correspond pas à la réalité moderne. La ville et l’agglomération doivent prendre leurs responsabilités.


Notre projet Pau Capitale du Climat propose de créer une régie municipale de production et de distribution des énergies renouvelables, avec pour objectif de parvenir à un territoire à énergie positive. Cet objectif est atteignable car il sera accompagné d’un plan de rénovation des logements mal isolés – passoires thermiques – et d’un plan de sobriété énergétique efficace et cohérent pour les collectivités, les entreprises et les particuliers.


Sur la gestion des déchets :


Le Contrat de Transition Energétique propose un plan de valorisation des déchets – déchets inertes du bâtiment notamment – A nouveau, cette intention est louable, mais loin de la réalité de la problématique de la gestion des déchets.


Notre projet Pau Capitale du Climat propose d’engager la ville et l’agglomération Paloise dans un processus de territoire zéro déchet. Dans cette vision moderne, le déchet n’est pas une « valeur » qu’il faudrait donc produire. Sur un territoire zéro déchet, la collectivité organise la réduction de la consommation de produits générateurs de déchets, le recours à des matériaux écoresponsables, le tri, la réutilisation et le réemploi de matériaux dans l’industrie et le bâtiment et enfin seulement, la gestion des résidus de déchets qui auront, malgré tout, été produits.


Sur la qualité de vie, la santé et la sécurité :


Le Contrat de Transition Ecologique oriente Pau et l’agglomération vers l’écologie. Mais cette organisation lointaine et administrative de l’écologie passe à côté de l’un des enjeux principaux de la transition, celui de la qualité de vie des habitantes et des habitants de la ville. La réponse sur les transports et les mobilités reste, par exemple, très timide. Les objectifs de 8% de déplacement en vélo et 10% en transports en commun est bien faibles.

La qualité de l’air, la végétalisation, la résilience face au changement climatique sont autant de sujets absents du CTE.

Notre projet Pau Capitale du Climat s’appuiera les orientations contenues dans le CTE, mais se fixe d’ores et déjà des objectifs bien plus ambitieux et en phase avec l’urgence climatique.

Avec la plantation d’une forêt primitive et d’une forêt urbaine pour endiguer la hausse des températures et restaurer la biodiversité, la mise en oeuvre d’un plan de mobilité faisant des transports en commun et des mobilités douces les moyens de déplacements majoritaires, la conduite d’un plan de prévention des maladies infantiles liées à la pollution de l’air et l’éducation et la sensibilisation des enfants et des générations futures."


Jean-François Blanco,

Tête de liste Pau Arc-en-Ciel

Candidat à la mairie de Pau en mars 2020

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